l'alchimie de terre, de l'eau et du feu


Il faut d’abord créer :

dessiner un vase... une assiette... voire un service de table... C’est le rôle des designers comme Yves Mohy, René Berthoux, Christian Tortu, VincentCollin...

Il faut ensuite réaliser un modèle fidèle au dessin . Ceci se fait à partir d’un “fromage de plâtre que l’on travaille sur un tour avec le tournassin et que l’on taille à l’aide de ciseaux et d’une spatule ; il faut être minutieux car le modèle sert ensuite de base pour réaliser un premier moule.


Puis c’est le coulage : on remplit le moule à ras bord à l’aide d’un broc rempli d’une pâte liquide : la barbotine , le plâtre du moule permet la formation d’une pellicule de terre sur les parois ; il faut maintenant attendre une demi-heure , une heure, deux heures...Et c’est le démoulage : on vide le moule puis on démoule et on débride : l’objet existe !


Chaque pièce est débarrassée de toutes ses imperfections , de toutes ses coutures à l’aide d’éponges et de lames de scie. Il est alors temps de faire une première cuisson : la faïence à 1 050° , la porcelaine à 980° et le grès à 1 100°. Puis les biscuits sont émaillés au pistolet ou au trempage. Vient ensuite la seconde cuisson à 1 380° pour la porcelaine. L’objet apparaît alors tel que l’avait imaginé le designer.



C’est dans la Manufacture de Puy l’Évèque que tout cela se passe. Onze personnes travaillent dans de vastes ateliers (2500 m2) avec six fours à gaz ou électriques , trois cabines d’émaillage , un “modeleur” de premier ordre.



Depuis 1999 , grâce à la dynamique de sa gérante Frédérique Caillet, la Manufacture de porcelaine Virebent a repris tout son développement : elle a renouvelé sa clientelle en France comme aux États-Unis , en passant par le Japon , la Grande Bretagne et l’Allemagne. Et fierté de Virebent , des services de table signés sont présents dans de grands restaurants

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